Hommage aux membres méritants

Un hommage aux membres méritants
Le Regroupement des archivistes religieux célèbre en 2018 son quarantième anniversaire de fondation. Nous souhaitons souligner le travail de membres qui ont marqué d’une façon remarquable son histoire et, plus particulièrement, la pratique de l’archivistique dans les institutions religieuses du Québec.

Le membre méritant est une «personne reconnue par le Conseil d’administration pour son dévouement exceptionnel au service des archives» (Statuts et règlements, 3.a). Bien que chaque archiviste engagé auprès d’un centre d’archives religieuses agisse au meilleur de sa capacité, nous croyons que ces membres méritants ont œuvré d’une façon exceptionnelle à faire avancer notre profession. Nous soulignons leur engagement, leur persévérance et leurs qualités humaines et spirituelles.

Religieuses, religieux ou laïques, nos membres méritants ont d’abord et avant tout été au service de leur communauté, de leur congrégation ou de leur diocèse. La façon dont les archives sont devenues une part intégrale de leur mission ou de leur emploi varie beaucoup d’une personne à l’autre. Si certains ont très tôt senti l’appel et ont manifesté le désir de travailler avec les archives, d’autres y sont plutôt arrivés par la voie du vœu d’obéissance.

Dans tous les cas, les archives ont été au cœur de leur pratique et nous voyons en eux nos précurseurs, nos grandes sœurs et grands frères, nos modèles de bonne pratique.

Nous sommes heureux de leur offrir ce témoignage de reconnaissance.
Père François Prud’homme, csv
Soeur Gilberte Barrette, cnd
Soeur Florence Bertrand, cnd
Soeur Lucienne Choquet, rhsj
Frère René Côté, fic
Soeur Juliette Dubé, ssj
Soeur Laurette Duclos, sgm
Soeur Jeannette Frenette, sp
Soeur Claire Gagnon, amj
Soeur Brigitte Hamel, sco
Frère Robert Hémond, csv
Soeur Claire Laplante, snjm
Frère Georges Lapointe, sg
Soeur Marie Marchand, osu
Soeur Marguerite L’Écuyer, cnd
Père Gérard Morin, csv
Soeur Lucille Potvin, snjm
Abbé Honorius Provost
Soeur Cécile Routhier, scsl
Chanoine Laurent Tailleur

Père François Prud’homme, Clerc de Saint-Viateur (1910-2002).
Fondateur

Père François Prud'homme

Père François Prud’homme

François Prud’homme naît le 16 juin 1910 à la Pointe-Saint-Charles, vieux quartier populaire, sur la paroisse du même nom. À l’âge de 6 ans, il a le malheur de voir mourir sa mère de la tuberculose. Le père se remarie et la famille s’enrichira de six autres enfants.

Économiquement parlant, la famille de François a connu diverses situations. Le fait que la famille pouvait chaque année aller passer les vacances d’été à son chalet de Saint-Zotique, particularité relativement rare à l’époque, suggère une certaine aisance. Au moment où François entre au noviciat, en 1929, la famille éprouve des difficultés financières.  Plus tardivement, en 1938, un revers de fortune mettra la famille en difficulté.

François tient de sa mère une santé « plutôt délicate ». Déjà, à son entrée au collège, on avait recommandé d’éviter les exercices violents. Le port un peu voûté qu’il affichera plus tard en est un autre indice.

À la fin des études classiques de François au Collège Bourget de Rigaud, le Supérieur le classe comme un élève modèle : Très bon élève, énergique. De bonne éducation. Parmi les meilleurs de sa classe.

Après son ordination, en 1934, François se dirige vers son alma mater, le Collège Bourget, où on l’oriente dans l’enseignement du grec et de la religion.

L’année à peine terminée, on le désigne pour donner un cours de grec, durant les vacances d’été, à une trentaine de confrères. Après cette expérience la direction de la communauté le nomme à Rome. Il étudie la théologie et la philosophie. L’année suivante, le Père Prud’homme se retrouve à Louvain en philosophie.

En 1957, François se retrouve le second à la direction générale de sa communauté, à Rome. À la fin de son mandat, il demeure deux années à Rome où il s’inscrit à l’École pratique d’Archivistique du Vatican.

Revenu au Canada, notre ami François s’occupe des archives de sa communauté sur le sol canadien en plus de s’impliquer dans le Regroupement des archivistes religieux.

Malgré une santé fragile, François décède le 7 septembre 2002 à l’âge de 92 ans.

Wilfrid Bernier, c.s.v.

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Sœur Gilberte Barrette, CND

Soeur Gilberte Barrette, cnd (à gauche) et soeur Florence Bertrand, cnd (à droite)

Soeur Gilberte Barrette, cnd (à gauche) et soeur Florence Bertrand, cnd (à droite)

Sœur Gilberte Barrette a fait des études en lettres françaises à l’Université de Montréal et en informatique appliquée à la Télé-Université de l’Université du Québec (TÉLUQ). Elle a œuvré au sein du Service des archives de la Congrégation de Notre-Dame de 1985 à 1997. Au cours sa carrière d’archiviste, elle a notamment participé à la gestion informatisée des outils de recherche, un sujet qu’elle affectionnait particulièrement et qu’elle s’appliquait à faire connaitre.

Elle s’est impliquée auprès du Regroupement des archivistes religieux (RAR) dès le début des années 1990. Elle a d’abord occupé le poste de conseillère en 1994, puis celui de secrétaire à partir de 1995. En 1997, elle devient la toute première femme présidente du RAR, rôle qu’elle a occupé jusqu’à l’an 2000. D’ailleurs, c’est pendant son mandat que s’est tenu le congrès du 20e anniversaire du RAR (1998) qui portait sur l’avenir des archives religieuses. Sœur Gilberte Barrette est nommée membre méritante du RAR en 2005.

Sources :
Merci à sœur Marguerite L’Écuyer, CND.
Archives Congrégation de Notre-Dame, fonds de sœur Gilberte Barrette (sœur Sainte-Marie-Ange-de-l’Eucharistie), R386 – 450.580.
Barrette G. (1993). Archives et télématique. Info-RAR, vol. 9 (2), p. 2-5.
Barrette, G. (1992). L’informatique au service des archives, approche enthousiaste d’une néophyte. Info-RAR, vol. 8 (2), p. 11-12.
Barrette, G. (1994). Rencontre du GARM. Info-RAR, vol. 10 (2), p. 14.
Barrette, G. (1998). Mot de la présidente. Info-RAR, numéro spécial du congrès 1998.
Choquet, L. (2008). Célébration du 30e anniversaire du Regroupement des archivistes religieux (RAR). Info-RAR, vol. 23 (3), p. 3-19.
Regroupement des archivistes religieux (1991). Annuaire des membres.
Regroupement des archivistes religieux (1999). Actes du congrès 1998. Info-RAR, vol. 14 (3).

 
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Sœur Florence Bertrand, CND

Soeur Gilberte Barrette, cnd (à gauche) et soeur Florence Bertrand, cnd (à droite)

Soeur Gilberte Barrette, cnd (à gauche) et soeur Florence Bertrand, cnd (à droite)

Sœur Florence Bertrand a œuvré au Service des archives de la Congrégation de Notre-Dame pendant près de 40 ans, soit de 1970 à 2009. Elle a été à la direction du Service de 1972 à 1992. Sous son mandat, il multiplie les activités de diffusion par l’accueil de nombreux chercheurs ou par le biais de présentations historiques et de visites guidées.

Sœur Florence s’est impliquée au sein de l’Association des archivistes du Québec (AAQ) dès les années 1970. Elle y a œuvré en tant que conseillère au conseil d’administration de 1975 à 1977. Elle a aussi été membre du Regroupement des archivistes religieux (RAR), puis nommée au poste de conseillère du conseil d’administration en 1988 pour un mandat d’un an. Passionnée par l’archivistique, elle a offert des cours d’initiation à cette discipline aux membres du Regroupement durant quelques années.

Sœur Florence Bertrand est nommée membre méritante du RAR en 1991. En 2009, à titre posthume, le Service des archives de la Congrégation de Notre-Dame donne son nom à son magasin d’archives principal.

Sources :
Merci à sœur Marguerite L’Écuyer, CND.
Archives Congrégation de Notre-Dame, fonds du Conseil général, notices biographiques des religieuses, G01-480.002.035, p. 113-116.
Archives Congrégation de Notre-Dame, fonds du Service des archives, Annales, 1971-1979, G14-850.000.017.
Archives Congrégation de Notre-Dame, fonds du Service des archives, Correspondance concernant les demandes de recherche, 1983, G14-850.000.079, fiches 1177 et 1186.
Archives Congrégation de Notre-Dame, fonds du Service des archives, Correspondance concernant les demandes de recherche, 1985, G14-850.000.081, fiche 1265.
Archives Congrégation de Notre-Dame. Histoire du Service des archives de la Congrégation de Notre-Dame. Yasmine Matar, EBSI. 2011, 121 p.
Regroupement des archivistes religieux (1998). Les conseils d’administration du RAR. Info-RAR, numéro spécial du congrès 1998.
Regroupement des archivistes religieux (2009). In Memoriam. Info-RAR, vol. 24 (2), p.51-52.

 
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Sœur Lucienne Choquet, rhsj (1929-2018)

Soeur Lucienne Choquet, rhst

Soeur Lucienne Choque, rhst

Sœur Lucienne Choquet a été archiviste à l’Administration générale des Religieuses Hospitalières de Saint-Joseph de 1961 à 1983. Elle a aussi œuvré en tant que secrétaire au Secrétariat général de 1955 à 1983, puis à la Maison mère de 1983 à 2010.

En 1972, les sœurs Lucienne Choquet et Julienne Boisvert acceptent, au nom des Religieuses Hospitalières de Saint-Joseph, le prix annuel de l’Association des archivistes du Québec (AAQ) soulignant le programme de conservation et de mise en valeur des archives de la communauté. Au sein de l’AAQ, sœur Lucienne Choquet a notamment été membre du Conseil d’administration en 1972, secrétaire en 1973, vice-présidente en 1981 et 1982 et finalement présidente en 1982 et 1983. Elle a reçu le titre de membre émérite en 1985.

En 1978, sœur Lucienne Choquet a collaboré à l’organisation du Regroupement des archivistes religieux. Elle a été membre du Conseil d’administration de 1979 à 1981, avant de recevoir le titre de membre méritant en 1991.

Sources :
Administration générale – Bulletin, Religieuses Hospitalières de Saint-Joseph, volume 3, numéro 9, 1972/05, p. 12
Annales de la Maison mère, Religieuses Hospitalières de Saint-Joseph, 1972/05/13
Archives du Regroupements des archivistes religieux
Archives, Association des archivistes du Québec : 72.1 ; 72.2 ; 73.2 ; volume 13, numéro 1, juin 1981 ; volume 13, numéro 2, septembre 1981 ; volume 14, numéro 2, septembre 1982 et volume 15, numéro 2, septembre 1983
Duval, Monique, « Création du prix annuel de l’Association des archivistes du Québec », Le Soleil, Québec, 1972/05/24, p. 5
« Entrevue avec sœur Lucienne Choquet, s.h.s.j., membre émérite de l’Association des archivistes du Québec pour l’année 1985 », Archives, volume 17, numéro 3, décembre 1985, p. 36-44
« Les archives religieuses seront rendues publiques », La Presse, Montréal, 1972/05/15, A16

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Frère René Côté, f.i.c (1928-2010)

Frère René Côté

Frère René Côté

René Côté naît à Montréal le 27 août 1928. Il est le fils de Joseph-Octave Côté et de Marie-Rose Verville. Devenu membre des Frères de l’Instruction chrétienne en août 1944 sous le nom religieux de F. Roger-Bernard, René Côté fait carrière dans l’enseignement en qualité de professeur au primaire et au secondaire, puis au postulat et au scolasticat de La Prairie. Il entreprend des études en théologie à l’Université de Montréal où il obtient une maîtrise en 1958. En 1956, il se voit décerner la médaille du lieutenant-gouverneur du Québec pour ses succès académiques.

René Côté est secrétaire provincial des Frères de l’Instruction chrétienne à La Prairie de 1967 à 1983. De 1984 à 1992, il remplit le poste de secrétaire général de sa communauté à Rome. À compter de 1972, F. Côté est aussi responsable du centre des archives canadiennes FIC à La Prairie. Dès 1968, il devient membre de l’Association des archivistes du Québec (AAQ), et du conseil d’administration de 1973 à 1976. Il est membre fondateur du comité des archives religieuses au sein de l’AAQ en 1971, et président par la suite. F. René fait partie du comité de direction du RAR lors de sa fondation en 1978, et il agit à titre de trésorier pendant quelques années. Il y reçoit le titre de « membre méritant ».

En plus de ses responsabilités en archivistique, F. René Côté cumule le poste de secrétaire au sein de la corporation du Collège Jean de la Mennais de La Prairie et de membre du conseil de la maison provinciale à compter de 1992. F. Côté est également membre fondateur de la Société d’histoire de La Prairie de la Magdeleine, secrétaire de la Maison Jonathan et membre du Bureau des religieux du diocèse de Saint-Jean-Longueuil.

René Côté avait le souci du détail et de la précision. Il a beaucoup travaillé et prié. Son décès survient à l’infirmerie de la Maison mère de La Prairie le 28 mai 2010.

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Sœur Juliette Dubé, ssj

Soeur Juliette Dubé, ssj

Soeur Juliette Dubé, ssj

En 1971, suite à une décision du Chapitre général, sœur Juliette Dubé est nommée première archiviste de la Congrégation des Sœurs de Saint-Joseph de Saint-Vallier. Alliant intérêt et connaissances, elle est choisie pour établir les fondations de ce service et occupe ce poste jusqu’à son décès en 1978. Au sein de sa congrégation, elle œuvre aussi en tant que membre de la commission du Chapitre.

Soucieuse d’acquérir une formation, à une époque où la science de l’archivistique se développe au rythme des changements sociaux, elle s’inscrit à des cours et fait des stages à l’Hôtel-Dieu et au Séminaire de Québec ainsi qu’aux Archives nationales du Québec. En 1972, elle obtient un certificat de compétence en archivistique, décerné par l’École Normale Notre-Dame de Foy et, en 1975, une attestation d’études collégiales « Initiation aux techniques des archives » attribuée par le Collège de Maisonneuve.

Afin de mettre en valeur les documents historiques de sa congrégation, de les regrouper et de les organiser, elle se rend dans les différentes maisons où vivent les sœurs pour inventorier les archives qui y sont conservées, mais aussi pour recueillir et solliciter les versements vers la maison-mère.

Entre 1975 et 1977, sœur Juliette séjourne en France pour y organiser les archives de la communauté. En 1978, elle organise une exposition de documents historiques à l’occasion du 75e anniversaire de l’arrivée des Sœurs de Saint-Joseph de Saint-Vallier au Canada.

Ses compétences et son implication sont largement reconnues. Au sein de l’AAQ, elle fait partie du comité de la Section archives de la région de Québec et en devient la présidente en 1977. Cette même année, elle coordonne la « Journée des archives » à Place Laurier où un kiosque est monté dans le but de sensibiliser le public aux archives et au travail de l’archiviste. Cette journée obtient un vif succès.

En 2009, le RAR lui décerne le certificat Hommage et remerciements pour son dévouement exceptionnel au service des archives.

Sources :
Archives des Sœurs de Saint-Joseph de Saint-Vallier.
La Chronique, AAQ, Vol. VIII, no 5, Nov. 1978.

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Sœur Laurette Duclos, sgm

Soeur Laurette Duclos, sgm

Soeur Laurette Duclos, sgm

Sœur Laurette Duclos a été archiviste chez les Sœurs de la Charité de Montréal, « Sœurs Grises », près d’un demi-siècle soit de 1947 à 1996. Une surdité profonde rend difficile les communications mais elle reconnaît que l’épreuve est propice à la concentration.

Sa biographie officielle souligne « sa compétence, son respect de l’Histoire, ses talents d’organisatrice et son exquise courtoisie envers chercheuses et chercheurs». Elle est reconnue pour ses nombreux services rendus le plus souvent dans l’ombre, à l’intérieur et à l’extérieur de sa communauté.

En 1947 elle est assignée au Secrétariat général et est initiée par sœur Léonie Ferland, sgm, aux archives générales. Dix ans plus tard elle devient la responsable et y demeure jusqu’à sa retraite en 1996.

Elle suit des cours d’archivistique à l’Université de Montréal (1953), des cours de graphologie à l’École universitaire de Paris (1969, 1979), contribue au Dictionnaire biographique du Canada sur trois consœurs, à la revue Info-RAR et aux Cahiers de Joséphologie (Les Sœurs Grises sous la garde de Saint-Joseph, 1958).Sœur Duclos est membre fondatrice de l’AAQ en mars 1968et du RAR en 1978, dont elle est élue Membre méritant de l’année en 1997.

Sœur Duclos est décédée en 2000 à 83 ans, dont 55 ans de profession religieuse et 49 ans de vie archivistique.

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Sœur Jeannette Frenette, s.p. (1916-1984)

Soeur Jeannette Frenette, sp

Soeur Jeannette Frenette, sp

Sœur Jeannette Frenette (Jean-Télesphore) est entrée chez les Sœurs de la Providence en 1936. Elle fut enseignante pendant près de 20 ans avant de faire des études en sciences religieuses et en archivistique. De 1964 à 1970, elle fut secrétaire générale de la Congrégation. C’est au Chapitre général de 1970 que la décision fut prise d’organiser à Montréal un service des archives Providence, et que sa mise sur pied fut confiée à Sœur Frenette. Elle s’impliqua entièrement dans ce projet d’envergure en tant qu’archiviste, à la tête d’une équipe qui bénéficia de sa compétence.

Membre de l’Association des archivistes du Québec (AAQ) depuis sa fondation en 1967, la secrétaire générale puis archiviste s’impliqua activement dans le Comité des archives religieuses de l’Association; comité qui deviendra, en 1980, le Regroupement des archivistes religieux (RAR).

C’est un grand souci de la recherche et du respect de l’histoire de sa congrégation qui a habité Sœur Frenette dans son travail d’archiviste. Sa digne successeure, Sœur Irène Richer, dira d’elle : « La compétence, l’esprit de service, la bonté, l’accueil chaleureux, la disponibilité, l’écoute et l’empathie de Sœur Jeannette constituent un témoignage hautement évangélique ». Sœur Frenette demeura responsable des Archives Providence jusqu’en 1983, soit un an avant son décès le 26 avril 1984.

Sources :
Dans la Paix, 1984.
Dossier de sœur décédée #4512 Sœur Jean-Télesphore (Frenette).
Blais, Jeannine. « J’ai vingt ans… Les Archives Providence », Journal de la province Élisabeth, vol. 4, no 3, mai-juin 1990.
Mme Marie-Claude Béland, archiviste professionnelle, Archives Providence Montréal (2018-01-23).

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Soeur Claire Gagnon, a.m.j.

Soeur Claire Gagnon, amj

Soeur Claire Gagnon, amj

Soeur Claire Gagnon a été la responsable du service des archives de la communauté du Monastère de l’Hôtel-Dieu de Québec à partir de 1967, un an après son entrée en fonction dans ce service.

Elle cumule également à partir de 1970 la charge de responsable du musée et ce, jusqu’en 1990. Pour parfaire les connaissances nécessaires à ses fonctions, elle fait un certificat en archivistique à l’Université Laval, ainsi qu’un baccalauréat en histoire de l’art et en ethnologie. Son travail aux archives est interrompu en 1988, quand elle est élue supérieure de son monastère et ensuite supérieure générale de la Fédération des Augustines en 1990. Elle retrouvera ses archives en l’an 2000.

Elle est l’auteure de quelques publications, dont un inventaire des archives historiques de son monastère et du texte «Les fleurs artificielles à l’Hôtel-Dieu de Québec», paru dans Ethnologie québécoise 1. Elle a été membre de l’Association des archivistes du Québec dès sa première année d’existence et a siégé sur différents comités. Elle a reçu leur prix annuel en 1988. Elle a aussi été membre de nombreux autres organismes liés aux archives, à l’histoire et au patrimoine. Elle a collaboré à l’organisation de différentes expositions un peu partout, ainsi qu’à la réalisation de très nombreux travaux de recherches de chercheurs de différents milieux au cours de sa longue carrière. Elle est reconnue par quelques anciens chercheurs, devenus des historiens de renommée, pour sa patience, sa rigueur, sa passion et sa joie contagieuse.

Elle est à l’origine du projet de lieu de mémoire qui a transformé le monastère des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec en lieu de ressourcement avec une hôtellerie, un musée, un centre d’archives et un restaurant, ouvert au public depuis 2015 et connu sous le nom de Monastère des Augustines. La conservation de la mémoire des Augustines et sa diffusion ont toujours été primordiales pour elle.

Sources :
Curriculum vitae. Archives du Monastère des Augustines. Fonds Monastère des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec. HDQ-F1-D2,1/Sœur Claire Gagnon

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Soeur Brigitte Hamel, sco

Soeur Brigitte Hamel, sco

Soeur Brigitte Hamel, sco

En 1965, après une carrière d’enseignante, soeur Brigitte Hamel devient bibliothécaire à la Régionale du Cuivre, à Ville-Marie, ce qui la conduit à la bibliothèque de l’évêché de Trois-Rivières en 1976, puis aux archives de l’évêché.

Soeur Brigitte, avec l’aide de divers collaborateurs, a réalisé plusieurs projets dans le cadre de ses fonctions à l’évêché dont, notamment : la codification de livres, l’organisation de deux voûtes, la supervision de la transcription des anciens registres paroissiaux, la rédaction de 54 titres archivistiques, dont 50 Rescensements des paroisses du diocèse de Trois-Rivières – une collection qu’elle a elle-même créée, et la publication, en 2001, La référence : à la recherche de moyen de formation et de culture.

En 2001, elle reçoit de Mgr Martin Veillette, évêque de Trois-Rivières, une décoration papale en récompense de ses 25 ans de travail et de dévouement exceptionnels comme bibliothécaire et archiviste à l’évêché, et en mars 2002, les autorités, les collègues de travail et les archivistes lui rendent un bel hommage pour sa fidélité et la qualité de son travail.

Source : Notice biographique de Sœur Brigitte Hamel, sco (1920-2012), publié le 4 septembre 2013, Congrégation des Sœurs de la Charité d’Ottawa.

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Frère Robert Hémond, Clerc de Saint-Viateur (1924 – 2009)

Frère Robert Hémond, csv

Frère Robert Hémond, csv

Robert Hémond voit le jour à Saint-Télesphore, comté de Soulanges, le 19 janvier 1924. Il est le 2e enfant d’une famille de 5 garçons. Comme la famille Hémond est installée sur une ferme située à environ deux milles de l’école, le jeune Robert commence la classe à 7 ans.

En 1942, Robert Hémond entre au Noviciat de Rigaud. Il prononce ses premiers voeux le 6 janvier 1944. À la sortie du Noviciat, il continue sa formation à l’École Normale Saint-Viateur. Puis, Robert commence sa carrière d’enseignant dans la région de Montréal. Il goûte également aux tracas de directeur d’école.

Il poursuit sa formation d’éducateur à l’École Normale Saint-Viateur (Brevet Supérieur) à l’Université de Montréal (Baccalauréat ès Arts, Baccalauréat en Pédagogie, Baccalauréat en Sciences religieuses, Licence en Pédagogie, Diplôme d’orienteur scolaire, Certificat en Archivistique) et à l’Institut catholique de  Paris (Licence ès Lettres).

En 1969, nous retrouvons le Frère Hémond en Afrique. Il voulait enseigner au Collège Saint-Viateur à Bouaké, Côte d’Ivoire.  Le voilà, malgré lui, placé à la direction du Collège. On le charge d’organiser le cours au complet du Second cycle. Ce qu’il fait avec brio. Inutile de dire que le directeur n’a pas ménager ses forces.

Pour se reposer de ce travail harassant, il se retrouve en 1975, professeur au Collège Immaculée-Conception des Gonaïves en Haïti. Pendant ces deux années dans la perle des Antilles il aura en plus la charge de l’économat du Collège.

Puis notre missionnaire retourne en Afrique pour enseigner sans avoir le tracas de la direction du Collège.

À l’été 1983, nous le retrouvons sur les bancs de l’Université de Montréal.

En 1985, il prend la direction des archives de sa communauté. Ce travail est d’autant plus pénible que 4 provinces religieuses fusionnent. Il faut  classer, parfois élaguer, mais surtout travailler pour mettre le tout en ordre. Il répond à la demande des chercheurs qui sont nombreux.

Il produit aussi durant cette période des index et met beaucoup de temps pour organiser des réunions et travailler à la formation du RAR.

Wilfrid Bernier, c.s.v.

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Soeur Claire Laplante, snjm

Soeur Claire Laplante, snjm

Soeur Claire Laplante, snjm

Soeur Claire Laplante a mené une carrière musicale de plus de 27 ans, d’abord comme professeur, ensuite comme directrice adjointe à l’école de musique Vincent-d’Indy. Elle poursuit sa route dans l’administration de la Congrégation des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM). Alors qu’elle est secrétaire provinciale, son intérêt pour les archives se manifeste lorsqu’elle seconde sœur Monique Thériault dans la réorganisation des archives SNJM. En 1977, sœur Claire devient archiviste générale de la Congrégation après des études en technique des archives.

Lorsque l’Administration générale de la Congrégation décide, en 1982, de transférer les archives de la maison mère d’Outremont au couvent de Longueuil, sœur Claire participe à l’élaboration des plans des locaux du centre d’archives pour qu’ils répondent aux normes archivistiques de conservation et de sécurité. Elle supervise de main de maître le déménagement des archives avec l’aide de sœur Denise Pilon.

Elle continue la mission d’éducation de la Congrégation par son travail d’archiviste. En effet, elle donne des formations aux archivistes et aux secrétaires des provinces de notre Communauté; elle offre des sessions d’initiation aux archivistes d’autres communautés religieuses; elle accueille des stagiaires. Elle est aussi consultée pour l’organisation de centre d’archives.

Quand elle laisse la responsabilité du Service central des archives à sœur Lucille Potvin en 1991, ce centre d’archives est déjà une référence dans le milieu archivistique québécois. Le centre dispose d’une voûte à atmosphère contrôlée et d’un mini-ordinateur. À cette époque, seules les universités et les Archives nationales possèdent un centre d’archives aussi moderne.

À partir de 1990, sœur Claire poursuit fidèlement ses recherches sur l’histoire de la Communauté. Elle s’emploie surtout à faire connaître la vie de Mère Marie-Rose et l’œuvre de la Congrégation par de multiples publications, et ce, jusqu’à sa retraite en septembre 2010, à l’âge de 90 ans!

Sœur Claire s’est impliquée dans le milieu associatif archivistique du Québec puisqu’elle a été secrétaire de la section Gestion de documents (région de Montréal) de l’Association des archivistes du Québec, secrétaire du comité de la revue Archives et membre du conseil d’administration du Regroupement des archivistes religieux entre 1980 et 1983.

Voilà le chemin archivistique que sœur Claire Laplante a pavé pendant 33 ans avec compétence, patience et passion! Elle est décédée le 24 janvier 2014 à Longueuil.

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Frère Georges Lapointe, sg (1913-1998)

Frère Georges Lapointe, sg

Frère Georges Lapointe, sg

Après une carrière de 27 ans dans le milieu de l’éducation autant comme enseignant que comme directeur d’école, le Frère Georges Lapointe est élu assistant général à St-Laurent-sur-Sèvre, en France, en 1959. La maison généralice ayant déménagé à Rome en 1962, il y restera jusqu’en 1971. Durant cette période, il assumera la charge d’archiviste général de 1965 à 1971.

À son retour, le Frère Georges Lapointe prendra en charge les archives de la Province de Montréal de 1971 à 1985. Il siègera au comité des archives religieuses de l’Association des archivistes du Québec (AAQ) de 1972 à 1977 et au comité des structures professionnelles de l’AAQ en 1973, en plus d’être membre du conseil d’administration de l’AAQ de 1977 à 1978.

De 1978 à 1983, le Frère Georges Lapointe a été secrétaire et conseiller du Regroupement des Archivistes religieux (RAR). Il a également fait partie d’un groupe de travail sur les instruments de recherche de 1980-1982.

Le Frère Georges Lapointe a également pris en charge les archives des Pères trinitaires de 1992 à 1996.

Sources : Archives des Frères de Saint-Gabriel du Canada.

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Sœur Marguerite L’Écuyer, CND

Soeur Marguerite L’Écuyer, cnd

Native de Joliette et entrée au noviciat de la Congrégation de Notre-Dame après des études à l’École normale de Joliette, sœur Marguerite L’Écuyer obtient un brevet d’enseignement classe A du Ministère de l’Éducation, un baccalauréat en pédagogie, un baccalauréat ès arts et un certificat d’enseignement des mathématiques au secondaire de l’Université de Montréal. Elle obtient un certificat en archivistique de l’École de bibliothéconomie et des sciences de l’information de l’Université de Montréal en 2001.

De 1971 à 1999, sœur Marguerite L’Écuyer travaille au Collège Regina Assumpta. Elle enseigne la mathématique de 1971 à 1983 et prend ensuite la direction du service du secrétariat. Elle est co-responsable de l’École de Vie Intérieure de Montréal depuis 1975. Elle œuvre au sein du Service des archives de la CND depuis 1999 et participe à plusieurs projets dont la gestion de demandes de recherche, la référence auprès des usagers, la diffusion et la veille informationnelle.

Membre de l’AAQ et du RAR depuis les années 2000, elle s’implique au CA du RAR durant sept ans, d’abord comme conseillère de 2003 à 2008, puis comme présidente de 2008 à 2010. Après la dernière édition de l’Info-RAR, sœur L’Écuyer prend la relève et prépare plus de 80 capsules Info-RAR produites avec la collaboration des différents services d’archives, de 2010 à 2016. À la 29e assemblée générale du RAR, sœur Marguerite L’Écuyer, CND, est nommée membre méritante.

Soeur Marguerite L’Écuyer, cnd, recevant sa nomination comme membre méritante et M. David Bureau, président du RAR, en 2019

Sources :
Merci à sœur Marguerite L’Écuyer, CND.
Archives Congrégation de Notre-Dame, fonds sœur Marguerite L’Écuyer (sœur Sainte-Marguerite-de-la-Visitation), R1295 – 462.310.
L’Écuyer, M. (2009). Mot de présentation. Info-RAR, vol. 24 (1 et 2), p. 2.
Regroupement des archivistes religieux (2016). Capsules Info-RAR.
Regroupement des archivistes religieux. (2019). Convocation à la 29e assemblée générale.
Regroupement des archivistes religieux (n.d.) Dans Wikipédia. Repéré le 10 mai 2019.

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Sœur Marie Marchand, OSU

Dès ses années d’enseignement au Monastère des Ursulines de Québec, une collaboration ponctuelle aux archives dessine déjà la seconde carrière de sœur Marie Marchand. En 1986, elle entre à temps partiel au Service des archives de sa communauté et, en 1993, à temps complet. Elle se voit confier la responsabilité de ce Service de 1996 à 2006.

Détentrice d’une maîtrise en histoire (archivistique), d’un certificat en histoire de l’art et d’une maîtrise en sciences de l’administration (administration scolaire), elle met au service de sa congrégation et de la communauté.archivistique ses connaissances et son expérience de travail au sein d’un Service d’archives reconnu.

Membre du Regroupement des Services d’archives de la région de Québec et de Chaudière-Appalaches, de l’Association des archivistes du Québec (AAQ) et de Mission patrimoine religieux, elle adhère au Regroupement des archivistes religieux (RAR) en 1997. Élue présidente en 1998, elle assume cette fonction jusqu’en 2006 et est reconnue membre méritant en 2008.

Appuyée par le conseil de l’association, elle préside avec professionnalisme à la bonne marche du RAR et à la mise en valeur des archives religieuses. En témoigne, sous ses mandats, le mot liminaire présentant le contenu de chacun des numéros de la revue INFO-RAR. Tout en collaborant largement avec l’AAQ, elle veille consciencieusement sur l’héritage inaliénable des prédécesseurs et en affirme le caractère spécifique et privé.

Dans la suite du congrès du 20e anniversaire du RAR, éclairées par l’enseignement pontifical et stimulées par des formations en cohérence avec les besoins exprimés, les congrégations religieuses s’activent avec une détermination soutenue au traitement de leurs fonds archives. Sensible aux questionnements sur la conservation adéquate de ces volumineux ensembles archivistiques, l’association entreprend une étude d’importance impliquant tous les membres. Le Rapport qui en est issu (2002) propose des « solutions concrètes et réalisables » traçant des voies permanentes pour l’avenir des trésors documentaires privés et religieux.

L’État se préoccupe également de la sauvegarde pérenne d’un patrimoine unique et précieuse source mémorielle pour l’histoire. C’est pourquoi sœur Marie Marchand, avec des membres du conseil, présente, en 2006, le susdit Rapport devant la Commission parlementaire ad hoc formée par l’Assemblée nationale du Québec.

En 2008-2009, elle effectue un séjour en France à la demande réitérée d’une congrégation ursuline désireuse de procéder au traitement de son fonds d’archives institutionnel. Depuis, elle continue de mettre son expertise professionnelle au service de sa communauté et, particulièrement, au traitement du fonds d’archives d’une religieuse à la longue et riche carrière enseignante et artistique.

Source :
Commission des biens culturels du Québec, Assurer la pérennité du patrimoine religieux du Québec. Problématique, enjeux, orientations. Rapport-synthèse, Québec, 28 juillet 2000.
Commission pontificale pour les biens culturels de l’Église, La fonction pastorale des archives ecclésiastiques, Rome, Cité du Vatican, 2 février 1997, 47 p.
Nécessité et urgence de l’inventoriage et du catalogage des biens culturels de l’Église, Rome, Cité du Vatican, 1999, 63 p.
Gaumond, André, « Les archives religieuses : un patrimoine ecclésial au service de la nouvelle évangélisation », Info-RAR, vol. 14, no 3, (Printemps 1999,
p. 8 – 25.
Regroupement des archivistes religieux, « RAR 1978-1998. Les archives… une lumière claire sur l’histoire des sociétés et des peuples », Info-RAR, Montréal, numéro spécial, 1998, 83 p.
L’avenir des archives religieuses au XXIe siècle. Actes du congrès du RAR, (Montréal, 21-22 mai 1998), Info-RAR, vol.14, no 3, (Printemps 1999), 84 p.
Tailleur, Laurent, Avenir des archives religieuses. Étude de solutions concrètes pour leur permanence. Rapport du Comité central au Regroupement des archivistes religieux, Montréal, 25 avril 2002, 21 p.
Turcotte, Jean-Claude, « Pour que survive la mémoire vive… L’avenir du patrimoine religieux », Conférence d’ouverture du 29e congrès de l’Association des archivistes du Québec, Actes du congrès, AAQ, Québec, 2001, p. 36-42.

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Père Gérard Morin, Clerc de Saint-Viateur (1911-1998)

Père Gérard Morin, csv

Père Gérard Morin, csv

Gérard Morin naît le 26 juin 1911 à L’Épiphanie. Son père, Alfred, y est chef de gare. Sa mère, Alphonsine Gagnon, entretient une abondante correspondance avec les membres de la famille afin de favoriser une étroite liaison. Le garçon fréquente naturellement l’Académie Saint-Guillaume. Puis, à 12 ans il entre au Séminaire de Joliette pour le cour classique qu’il termine en juillet 1931.

Au Séminaire, le jeune homme, peu sportif, fréquente un groupe d’amis. Il ne s’assimile pas à son groupe naturel de classe. Voici la description qu’un contemporain fait de Gérard : En classe, c’est l’élève paisible, appuyé sur son bon talent, dont il n’a pas épuisé toutes les limites.

Après ses années de formation au Noviciat et au Scolasticat, il est ordonné prêtre en juillet 1938. Il profite de sa première messe à L’Épiphanie pour remercier sa famille et les amis. Puis,  Gérard commence sa longue carrière dans l’enseignement des sciences. Il étudie durant deux ans à la Faculté des Sciences de l’Université de Montréal. Il obtient une licence en sciences, option biologie.

Il enseigne particulièrement au Collège Bourget de Rigaud et à l’Externat classique d’Outremont qui deviendra École secondaire Paul-Gérin Lajoie. On rapporte que : Ses élèves de la section “ B “ (option biologie et chimie) étaient toujours acceptés sans difficulté lorsqu’ils demandaient leur admission à la Faculté de Médecine, preuve tangible de la qualité reconnue de l’enseignement de leur professeur. (Témoignage de ses pairs).

En 1970, le Ministère de l’Éducation  le décore de l’Ordre du Mérite scolaire second degré. Cet honneur rappelle aussi que la santé du professeur avait été menacée. Il devait en profiter pour faire des petits voyages, au sud, afin de refaire ses forces. Mais il reprenait la tâche avec  ardeur. À la fin de sa carrière d’enseignant, on requiert ses services aux archives de sa communauté pour faire l’inventaire et le classement méthodique des publications de toutes sortes.

De 1984 à 1989, il est élu secrétaire du Regroupement des archivistes religieux (R.A.R), institution fondée en 1978 comme un détachement de l’Association des archivistes du Québec (A.A.Q.).

Wilfrid Bernier, c.s.v.

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Sœur Lucille Potvin, snjm

Soeur Lucille Potvin, snjm

Soeur Lucille Potvin, snjm

Entrée chez les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) en 1953, sœur Lucille Potvin enseigne pendant plus de 20 ans, en particulier le latin et les mathématiques. Plus tard, elle exerce différents ministères dans les administrations générale et provinciale de sa Congrégation, notamment comme consultante en recherche et planification. En 1982, alors qu’elle est conseillère générale, sœur Lucille a la chance de participer activement à l’organisation des célébrations entourant la béatification de Mère Marie-Rose, fondatrice de la Congrégation.

En 1990, elle complète le certificat en archivistique et devient archiviste. Elle prend la relève de sœur Claire Laplante comme responsable du Service central des archives SNJM de 1991à 2003. Sœur Lucille poursuit la mission éducative des SNJM en donnant de nombreuses sessions de formation aux religieux et aux laïques du Regroupement des archivistes religieux et de l’Association des archivistes du Québec. Elle accueille aussi des stagiaires en archivistique au service des archives SNJM.

En plus de ses nombreuses occupations, sœur Lucille fait partie du Conseil d’administration du RAR de 1993 à 1996 et de son comité de Formation. Elle devient membre émérite du RAR en 2007.

Infatigable et toujours disponible, elle a le souci des choses bien faites et toutes dans la congrégation font appel à ses services dans les domaines archivistiques, technologiques et communautaires.

Chez les SNJM, sœur Lucille est reconnue comme une «Étoile chercheuse» : ses connaissances, sa curiosité et sa mémoire font d’elle une source d’information importante pour ses compagnes, ses collègues du Service des archives SNJM et pour l’ensemble de la communauté archivistique. Fidèle gardienne de l’histoire SNJM, sœur Lucille a à cœur de faire connaitre l’œuvre de la Congrégation auprès des sœurs, des employés laïques et du grand public.

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Abbé Honorius Provost

L'abbé Honorius Provost

L’abbé Honorius Provost

Prêtre, archiviste et historien. Né le 17 novembre 1909 à Sainte-Marie de Beauce, fils de Joachim Provost, cultivateur, et de Rosanna Pouliot. Études classiques au Petit Séminaire de Québec (-1930); études théologiques au Grand Séminaire de Québec (1930-1934); ordination presbytérale le 8 juillet 1934, en l’église Sainte-Marie de Beauce, par Mgr Alfred Langlois, évêque de Valleyfield et autrefois auxiliaire à Québec. Professeur de théologie morale (1934-1936) et d’histoire du Canada (1938-1944) au Séminaire de Québec; études en archivistique à la Catholic University de Washington (1945) et en histoire à l’Université Laval (maîtrise en histoire, 1947-1950); archiviste adjoint (1936-1966) puis archiviste (1966-1974) aux Archives du Séminaire de Québec; retraité en novembre 1980. Entre autres fonctions : propagandiste (1936-1956) puis directeur diocésain (1956-1960) de l’Œuvre pontificale Saint-Pierre-Apôtre; secrétaire diocésain de l’Union missionnaire du clergé (1944-?); vice-postulateur de la Cause de canonisation de Monseigneur François de Laval (1963-1981). Décédé au Pavillon Saint-Dominique le 19 juin 1997, à l’âge de 87 ans. Funérailles le 23 juin présidées par Mgr Clément Fecteau, évêque de Sainte-Anne-de-la-Pocatière, en la basilique-cathédrale Notre-Dame de Québec et inhumation dans la crypte de la chapelle extérieure du Séminaire de Québec.

Sources :
Labbé, Édith, Bio-bibliographie de l’abbé Honorius Provost. Mémoire de bibliothéconomie, Québec, Université Laval, 1962, 48f.
Avis de décès, notice et photographie, Pastorale Québec, 1997, no 13 : 13.
Notice nécrologique et photographie, Pierres Vivantes, 1997 : 7.
Hamel, Réginald, John Hare et Paul Wyczynski, Dictionnaire des auteurs de langue française en Amérique du Nord, Montréal, Fides, 1989, p. 1127-1128.
Notice, L’Abeille, printemps 1984 : p. 9,  avec photos.
Publications : Nombreuses publications et articles de revue. Voir la liste partielle dans le Dictionnaire des auteurs de langue française en Amérique du Nord, p. 1127-1128, dont : Le Séminaire de Québec. Documents et biographies, (Québec, Université Laval et Séminaire de Québec, 1965); «Historique du Séminaire de Québec», Revue d’histoire de l’Amérique française, XVII (1962-1963) : 591-599.
Sociétés savantes : Membre du Comité des Fondateurs de l’Église canadienne, Membre fondateur de la Société historique de Québec, Membre de la Société historique du Canada, Membre de la Société d’histoire de l’Église catholique au Canada
Distinctions honorifiques : Diplôme d’honneur de la Société historique du Canada (1969), Diplôme d’honneur de la Société historique de Québec (1969), Doctorat honorifique de l’Université Laval (1983), Médaille du Millénaire français (1987)

Pierre Lafontaine
Archiviste
23 janvier 2003.

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Sœur Cécile Routhier, scsl

Soeur Cécile Routhier, scsl

Soeur Cécile Routhier, scsl

Née en 1917 à Black Lake, sœur Cécile Routhier a eu une belle carrière dans l’enseignement en Beauce, dans Portneuf, notamment à l’École Normale de Pont-Rouge, à Shawinigan et à Lévis. En 1965, elle est membre de la commission diocésaine de liturgie au diocèse de Québec, puis elle obtient, en 1967, une Maîtrise ès Arts de l’Université d’Ottawa.

De 1969 à 1982, elle travaille comme secrétaire-archiviste au Campus Notre-Dame-de-Foy à Cap-Rouge. Le 4 juin 1970, elle y obtient un certificat de compétence en service des moyens techniques d’enseignement avec une spécialité en initiation aux techniques des archives. En 1974, elle est secrétaire de l’Association des archivistes du Québec puis, en 1975, responsable des cours en archivistiques à Cap-Rouge. Elle est, en 1976, directrice de section, toujours au même endroit. Enfin, de 1982 à 1993, elle est l’archiviste des Archives provinciales de Bienville pour sa Congrégation des Sœurs de la charité de Saint-Louis, à Lévis. À ce moment, la maladie la force à rejoindre l’infirmerie de la communauté.

Après une longue maladie, elle est décédée le 3 avril 2001 à l’âge de 83 ans, dont 63 de vie religieuse.

Sources :
Notice biographique de S. Cécile Routhier, cote 19125-05-46
Fiche signalétique de S. Cécile Routhier, cote 19175-01-09

Claude Jutras, archiviste
Archives provinciales des Sœurs de la Charité de St-Louis du Québec
29 janvier 2018.

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Chanoine Laurent Tailleur

Chanoine Laurent Tailleur

Chanoine Laurent Tailleur

La célébration du 40e de fondation du Regroupement des archivistes religieux (RAR)  invite à rendre hommage à un membre qui se distingue par son exceptionnelle contribution à l’association. Il nous est agréable de souligner aujourd’hui l’engagement notable de monsieur le chanoine Laurent Tailleur. Une revue de son parcours professionnel peut le justifier.

Après une carrière de professeur, puis de directeur au Séminaire de Québec, les connaissances et les talents de monsieur Tailleur le désignent pour assumer la responsabilité  (1984)  du service d’archives de la noble institution à laquelle il appartient. Les plus anciens trésors documentaires et archivistiques du pays ne requièrent-ils pas une gestion digne des grands prédécesseurs?  Un écrit relate, en effet, que monseigneur de Laval, dès son arrivée en Nouvelle-France, se préoccupait des traces de l’action.

Nulle surprise donc que les responsables des services d’archives de la région de Québec (RSARQ) invitent le nouveau directeur des archives du Séminaire de Québec à adhérer  (1985) à leur regroupement régional, puis l’élisent à la présidence  (1992-1995). Sous son mandat, paraît une version révisée (1995) du Répertoire (1995), utile outil facilitant   échanges et partages. L’Association des archivistes du Québec (AAQ) remarque aussi l’administrateur des archives du Séminaire; elle s’adjoint bientôt ce conseiller averti (1988-1990) et apprécie son apport dans les réflexions et délibérations.

Parallèlement aux fonctions professionnelles exercées dans les deux associations susdites, monsieur Tailleur participe à celle des archivistes religieux (1987). Choisi conseiller (2002-2007),  puis élu président (1993-1997; 2007-2008) du RAR, le total de ces années suppose déjà assiduité, dévouement généreux et, disons le mot, service exigeant.

Les heureuses aptitudes de monsieur Tailleur et son efficacité dans l’action se manifestent particulièrement dans la sage gestion des archives de cette association. Quelques faits à l’appui. Grâce à son initiative, l’ensemble documentaire du RAR est d’abord  objet de traitement complet. Inventorié, classifié et décrit selon les normes, il est doté d’un instrument de recherche et dûment déposé dans la voûte d’un service d’archives religieuses. Durant son dernier mandat, il assure la continuité du traitement archivistique  (2008)  et préside au transfert et à la garde, par contrat en bonne et due forme, de notre dépôt d’archives dans un institut religieux.

En 1998, le RAR prévoit un congrès soulignant le 20e anniversaire de fondation. Premier rassemblement général, on désire célébrer de belle et utile façon. Le comité préparatoire, sous la présidence d’honneur de monsieur Tailleur, propose alors une réflexion approfondie sur l’ « avenir des archives religieuses au XX1e siècle. »

Des compétences, dont un représentant de la Conférence des évêques catholiques du Canada (CÉCC), monseigneur André  Gaumond,  figurent au programme. Inspirés par la récente Lettre circulaire de la Commission pontificale pour les Biens culturels de l’Église : La fonction pastorale des archives ecclésiastiques (1997), les intervenants abordent des aspects en cohérence avec le thème du congrès. On considère la nature des archives religieuses et leur riche valeur administrative, culturelle et historique nécessitant une protection adéquate. Ces volumineux et précieux ensembles requièrent une conservation de qualité pour le propriétaire lui-même producteur des archives, pour les chercheurs, pour la société en général et enfin pour les besoins de la nouvelle évangélisation. Cette dernière donnée rend plus impérative une conservation pérenne de ce patrimoine spécifique, reflet du charisme et de la vie d’un groupe religieux. Et donc partie intrinsèque de celui de l’Église.

Une étude s’enclenche donc ultérieurement à la « recherche de solutions, concrètes et réalisables, pour assurer la vie, à long terme, de nos archives religieuses. » Monsieur Tailleur, désigné président d’office du comité d’étude ad hoc, gère la démarche générale, en rythme les étapes et en assure fidèlement le suivi avec les sous-comités. Le long travail appelle cueillettes d’informations, consultations, réflexions et lectures basées surtout sur le Droit canon et les écrits pontificaux. L’étude menée sous une direction attentive communique enfin des « orientations globales et trace des voies d’avenir » dont le bien-fondé s’appuie sur de solides considérants. S’harmonisant aux réalités locales et contextuelles, le Rapport final veut aider les premiers responsables dans la garde permanente de biens uniques.

Par suite des questionnements et recherches en regard de lourds et précieux legs inaliénables, les membres du RAR et les responsables de tout niveau, mieux informés et enthousiasmés par le congrès, sont davantage  conscients des divers aspects et valeurs des fonds d’archives. Et, conséquemment, de l’obligation d’en assurer l’intégrité et l’intégralité, garantes de traces authentiques.  D’où découle la nécessaire sauvegarde  de ces témoignages essentiels et au service de la nouvelle évangélisation. Car traces révélatrices du transitus Domini, du passage de Dieu dans la vie humaine.

L’investissement personnel dans ce dernier projet représenterait à lui seul une notable et exceptionnelle contribution. Toutefois, la ferme conviction de la responsabilité d’agir dans le présent pour assurer le futur  – la vie pérenne des archives accumulées au cours des ans et parfois des siècles – explique le profond engagement professionnel et ecclésial reconnu chez monsieur Tailleur.

A bon droit, l’association lui a déjà décerné le titre d’archiviste méritant (2009). Le qualificatif de ce titre exprime justement l’appréciation et la vive gratitude du Regroupement des archivistes religieux envers un collègue dévoué, judicieux, franc collaborateur et modeste à la fois, au savoir-faire empreint de cordialité, distingué serviteur et ministre de l’Église.

Marie Marchand, OSU

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